Sunday
Mar212010

Nouvelle-Zélande, partie 1 : l'ile de Waiheke

Il y a des voyages qui vous font rendre compte de la réalité des choses et vous démontrent, par la beauté des paysages et la sincérité des gens qui vivent dans des endroits reculés, que la vie est parfois un conte de fées et qu’elle peut être en harmonie complète avec la nature.

Notre dernier voyage œnologique nous a poussé très loin de nos frontières. Dix-huit mille km soit 42 heures de voyage. Oui c’est long et fatiguant mais quel dépaysement et quel régal pour les yeux en arrivant dans ce pays absolument magnifique.

De retour en France un mois plus tard, avec 56 heures d’avion aller-retour et après avoir parcouru 2 400 km en avion et 500 km en voiture (en conduite à gauche…) en Nouvelle-Zélande, rencontré 10 vignerons dans leurs domaines et dégusté en 12 jours près de 200 vins. Voici le temps de vous faire partager  un petit récit de notre voyage et nos découvertes œnologiques.

En deux mots l’histoire de la viticulture de la Nouvelle-Zélande :

Introduite en 1819, la culture de la vigne fut grandement développée par Jean-Baptiste Pompallier, missionnaire mariste français. Envoyé en Océanie en 1837, il s'installa à partir de janvier 1838, développa le vignoble néo-zélandais, devient le premier vicaire apostolique en 1842 puis en 1848 le premier évêque d'Auckland. (source : www.wikipedia.fr)

Après les aléas de production dus d'abord au phylloxéra puis à la Première guerre mondiale, ce vignoble recommença à reprendre de l'extension au cours de la Seconde guerre mondiale où sa superficie doubla. Puis, de 1973 à 1980, il passa de 2 000 à 5 000 hectares. En 1995, 185 producteurs contrôlaient 85 % d'une production de 560 000 hectolitres. (source : www.wikipedia.fr)

L’objectif lors de ce voyage était de découvrir le maximum de vins et d’origine différentes, afin d’avoir une approche des différent terroirs qui composent cette complexe région. Première difficulté qui s’avère être en fait un réel plaisir, la Nouvelle-Zélande est composée majoritairement de deux grandes îles. L’île du Nord (au sud) et l’île du Sud (au nord), mais aussi de beaucoup d’autres îles. La plus importante en terme viticole est au sud d’Auckand, l’île de Waiheke.

Commençons donc par ce vignoble.

Nous avons passé une journée complète à découvrir la région et son climat et visiter trois domaines viticoles.

Caractéristiques climatiques de l’île : conditions idéales pour la viticulture, climat frais, avec des étés chauds et des automnes doux. Les sols pauvres sont principalement composés d'argile avec un mélange de pierres volcaniques et de roches cassées. Le vent et le sol créent un environnement de croissance à faible vigueur  permettant à la vigne de produire de petits rendements, avec des baies concentrées.

Les courants marins chauds augmentent la température de l'île d'un maximum de 2 degrés centigrades, tandis que les brises de mer l’après-midi, réduisent les effets de l'accumulation de chaleur excessive. La température sur l’île atteint tout de même régulièrement les 32°C et confère au vin des arômes de grande maturité avec bien souvent des déséquilibres acides.

Le premier domaine que nous avons découvert était FOSSIL BAY.

C’est le domaine phare pour les écoles d’œnologie dans la région et c’est un peu ici que les œnologues de la région viennent prendre leur premier contact avec les vinifications et la viticulture, donc un domaine à la pointe dans les méthodes culturales mais toujours en respect avec l’environnement. Ici, le problème ne vient pas des maladies de la vigne ou des herbes, mais simplement des oiseaux qui ravagent les récoltes en quelques jours. Le Chardonnay que nous y dégustons est plutôt sur un côté exotique et facile d’approche mais exprimant une certaine minéralité sans grande lourdeur. Un vin agréable mais manquant un peu de personnalité.

Le deuxième domaine où nous nous rendons est assez réputé sur l’île. C’est le domaine OBSIDIAN. La dégustation était très intéressante à ce domaine car nous avons dégusté différents cépages : viognier, cépages bordelais, syrah et même du montepulciano.

Je dois avouer que le climat ne se prête guère sur l’île au viognier le rendant trop caricatural, sur des notes d’abricots confits. Idem pour la syrah qui manque de fraîcheur et d’étincelle. Le montepulciano m’a assez agréablement surpris par sa finesse et le respect de l’expression de ce cépage. Les deux vins présentés avec des assemblages de cépages bordelais 70 % cabernet et 30% merlot pour le premier ne m’a pas donné une belle impression, car trop sévère et austère, dévoilant des notes de surmaturité importante et totalement déséquilibré. La grande cuvée 2007 sur un assemblage à part égale était plus équilibrée, rappelant certains Bordeaux type Haut-Médoc légèrement bodybuildé.

Le troisième domaine était CABLE BAY. La référence sur l’île !

Ce domaine est assez impressionnant avec ses airs de chai futuriste, tel un vaisseau qui vient d’atterrir sur une île déserte. Le domaine travaille de façon assez moderne en vinification, sans se cacher de rechercher un style assez riche et démonstratif, certainement dans un but de se faire une place dans le style de leurs voisins australiens.

Nous commençons cette dégustation par un Viognier 2009 **½.Ce vin se montre sous les mêmes aspects gustatifs que le domaine précédent, avec une finesse supplémentaire. La surprise de ce domaine est venue d’un Chardonnay 2008 *****. Le vin dévoile au nez des notes fruits blancs, frais et denses, rappelant l’aromatique de certains Chassagne. La bouche est puissante en attaque, mais extrêmement minérale, donnant à ce vin un réel intérêt (premier vin acheté personnellement sur cette île !). Les rouges, syrah pour l’un et assemblage bordelais pour l’autre, laissent apparaître eux aussi des lourdeurs et des manques d’acidité importants afin de créer un équilibre gustatif intéressant.

Notre conclusion sur les vins de l’île de Waiheke est assez négative pour notre part : des vins trop lourds dûs à une chaleur assez étouffante le jour comme la nuit et déroulant sur des manques de structure acide. Je les trouve pour ma part peu représentatifs des vins de la Nouvelle-Zélande, comme vous allez les découvrir dans les commentaires qui vont suivre.

 

 

 

 

 

Monday
Oct122009

Promenade vitivinicole en pays de Loire : Aout 2009

Domaine du Clos Naudin

Notre ballade œnologique commence au domaine Foreau à Vouvray.

Nous ne présenterons pas ce domaine connu par grand nombre d’amateur de part sa notoriétéet sa constance d’année en année à élaborer des Vouvray d’exceptions.

 

Après une visite des caves dans les entrailles du tuffeau ou ce dévoile des cave époustouflante autantpar les belles bouteilles que le domaine conserve que par sonarchitecture ancienne et la sérénité reposante quelles dégagent, nous remontons à la surface pour commencer une dégustation de la gamme complète du domaine.

Philippe Foreau ouvre le bal avec une série de deux effervescents le 2004 et le 2002, et je dois avouer que j’aime beaucoup les méthodes traditionnelles de Philippe, car elles dévoilent une effervescence combinée et un bel équilibre.

 

Ensuite la série des secs arrive avec en tête de liste un 2008, 2007. Les secs de cette maison font tous simplement parti des plus beaux chenins sur le plant de la structure minérale.

Puis viens les demies secs avec un 2007, 2008 et une surprise de taille un 1980 qui nous illumine de part sa fraîcheur et son équilibre qui commence à seulement apparaître.

 

Viens maintenant la série tan attendu des moelleux. 2008, 2007 Réserve, 1989 Réserve, les moelleux tourne au environ d 110 gr à 160 gr de sucre par litre de résiduels, mais l’équilibre minéral et l’acidité de ce magnifique cépage digère la totalité des sucres pour ne lisser apparaître que de la souplesse et de la suavité.

Le clou du spectacle est à notre grande surprise l’ouverture par Philippe d’un moelleux 1947 ! 

Si je regarde mon carnet de note concernant cette dégustation, il y a juste un vin sans commentaire, ce 1947. Il ya des vins qui se passe de toute rédaction, car parfois les mots ne suffises pas ou simplement ne peuvent reproduire les sensations perçu et c’est pourquoi, que plus de vous parlez de mon ressenti envers ce vin, je vous souhaite juste de pouvoir un jour avoir le privilège d’accéder à ce genre de bouteille.

Ecoutez ici une partie de notre discussion avec Philippe Foreau, sa vision du terroir (cliquez).

Un grand merci à Philippe Foreau pour ce grand moment de partage et qui le fait dire que les vins du domaine Foreau sont à l’image de Philippe, des vins rigoureux, stricte mais tellement élégant et jamais dénuder de charme.

 

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Château de Coulaine à Chinon

Rencontre culturelle et philosophique avec Etienne de Bonaventure à Chinon dans la propriété familiale.

Etienne n’a rien du bourgeois gâté par la noblesse, bien au contraire. Etienne est une personne simple qui cultive le respect et d’une simplicité hors norme. Les vignes du domaine sont depuis  1990  travaillées en biodynamie date de reprise en main du domaine par Etienne.

 

 


La dégustation de la gamme commence par un très étonnant et bon Chinon blanc issue de cépage chenin, vin assez rare dans cette AOC. Puis viens la série des rouges en commençant pas la cuvée domaine en 2007, les Picasses 2007, l’envoutante cuvée la Diablesse 2007 issue d’un sol argilo calcaire donnant à ce vin une élégance folle et beaucoup de personnalité, suivit de la cuvée le Clos de Turpenay 2006 ou les notes d’évolutions commencent à donner à ce dernier une profondeur irrésistible.

Etienne nous fait la surprise de nous faire déguster un franc de pieds de 2007 issue d’une parcelle graveuleuse. Ce vin était tout simplement une pure merveille et un modèle de fraîcheur qui nous fait une fois de plus nous poser la question comment étaient les vins avant l’invasion du phyloxéra et l’arriver des portes greffes …?

 

Les caves de ce domaine sont à l’image des vins, envoutantes, mystérieuse et une ambiance de bien être y règne, certainement dû en grande partie à Etienne qui fût un guide merveilleux de cette belle expression de ce terroir si diverse et complexe qui est Chinon.

 

 

 

 

 

 

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EARL des Roches à Chinon

 

Ici le temps c’est arrêté ou il n’a jamais pris place ?

La famille Lenoir est propriétaire de ce domaine de 3,5 hectares depuis le débute 1900, soit 4 générations de vignerons paysans.

Ce vignoble si petit soit-il à toujours était travailler dans la tradition, sans produits chimiques. La moyenne du vignoble est de 60ans.

 

 

 

Les méthodes de vinifications sont simples comme le dis Alain le père « ont fait rien, ont presse, ont metdans les vieux tonneaux et on attendque le vin se fasse ».

Parfois 3 parfois 4 ans en élevage, sans filtration, sans soutirage et sans ajout de soufre sont nécessaire pour sortir la cuvée.

Les vins de ce domaine sot assez époustouflant, car jamais nous ne pensions que des Chinon pouvaient avoir cette capacité de garde et surtout supporter de tels élevages. La dégustation nous a bien confirmé cette capacité et ce besoin de vieillissement. Actuellement le domaine commercialise les 2003, 2002, 1990, 1989, 1985 et encore un peu de 1976.

Le 1989 dévoile une jeunesse assez remarquable nous rappelant certains grand Bourgogne et Bel Air Marquis d’Aligre des années 1970. Pour ce qui est du 1976 ce vin dévoile encore un potentiel de vieillissement de 10 années sans problème, mais nous régale déjà les papilles.

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Château de Pierre Bise

Découverte de la diversité des parcelles en Layon avec Claude Papin.

 

 

Si il y a une personne en Anjou qui peu vous expliquer le pourquoi du comment de chaque parcelle et vous donner de raison de ses expressions organoleptiques, c’est bien Claude !

Claude a travailler en étroite collaboration avec le comité de recherche et d’identification des parcelles en Anjou et sur la notion d’expression des sols et des origines des parcelles U.T.B (Unité de Terroir de Base). Cette recherche des expressions de terroirs a permise à Claude d’acquérir une connaissance importante sur la corrélation des sols et des vins.

 

 

 

Lors de chaque parcelles visitées, Claude nous fait part de ses propres remarques qu’il observe en conséquence des différentes méthodes de culture qu’il applique à ses parcelles. Lors de cette découverte des parcelles de vigne par secteur, ce qui paraît le plus important à la dégustation est la qualité et la structure minérale que Claude métrise et permet à travers son travail à la vigne une droiture et une structure minérale qui dirige la digestibilité de ses vins.

 

 

 

Les vins liquoreux de la maison sont riches mais jamais gagner par une lourdeur les rendant monobloc. L’acidité et le minérale sapide, constitue et donne toujours une verticalité et une fraîcheur à ses magnifiques Coteaux du layon.

 

Monday
Oct052009

Viste au domaine André Kientzler : Juillet 2009 

Le domaine Kientzler fait partie des rares domaines viticoles en Alsace à élaborerdes vins en recherchant un équilibre minéral sec et tendu, plutôt que des textures alliant la richesse et la sucrosité.

André kientzler parle de ses terroirs à travers ses vins en expliquant qu’il recherche toujoursla fraîcheur pour la gamme complète de tout les cépages qu’il élabore, afin de laisser libre expression de ses sols et ainsi de faire découvrir à ses clients qui ceux procurent ses vins, la pureté et la complexité de l’Alsace et de ses cépages.

Ici l’expression des sols n’est pas gommée par de faux équilibres, mais dirigé et élevé à travers l’expression des cépages qui reflète les véritables origines de ses derniers, grasse à une sapidité et une minéralité qui fait vibrer la véritable revendication des sols du domaine.

Toute la gamme des vins représente cette philosophie, du muscat au riesling grand cru en passant par la cuvée ‘’K’’ en auxérois.

Voici un domaine qui vous fera redécouvrir l’Alsace avec sa véritable expression, ainsi que la  mosaïque de sols qui constitue la richesse de cette grande région viticole aux mille expressions. 

 

Lors de notre entretien dégustation avec André Kientzler, nous avons fait un enregistrementde sa propre approche du terroir, dont voici ci-dessous la mosaïque des mots ressortant de son discours, laquelle nous rappel t-il lui propre.

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